Del Toro, pressenti pour être le protagoniste, fait son retour.
Au cœur du printemps cycliste, en plein milieu des Classiques du Nord, l' Itzulia Basque Country s'impose comme l'une des épreuves les plus fascinantes et exigeantes du calendrier WorldTour. Bien plus qu'une simple course par étapes, c'est un test rigoureux, presque impitoyable, où chaque étape peut bouleverser le classement et où la moindre erreur se paie cash.
Le cyclisme basque conserve son identité historique : routes étroites, ascensions courtes mais très raides, descentes techniques et une foule passionnée qui transforme chaque étape en un événement.
L'édition 2026 se compose de six étapes, couvrant un peu plus de 800 kilomètres au total. Une distance relativement courte, mais rendue extrêmement difficile par un dénivelé positif de plus de 16 000 mètres et un parcours qui élimine quasiment toutes les étapes de transition.
Nous commençons immédiatement par un contre-la-montre à Bilbao : une épreuve courte mais loin d'être anodine, conçue sur un parcours vallonné et technique.
La deuxième étape introduit d'emblée le cœur de la course, avec un départ de Pampelune et l'ascension du San Miguel de Aralar , une ascension symbolique du Pays basque.
Les étapes centrales, autour de Basauri et Galdakao , incarnent l'essence même de l'Itzulia moderne. Point de grandes ascensions mythiques, mais une succession implacable de montées abruptes, de murs et de changements de rythme. Un terrain idéal pour les embuscades, où les équipes luttent pour contrôler le peloton et où les coureurs les plus audacieux peuvent lancer des attaques de loin.
La cinquième étape, avec départ et arrivée à Eibar , est la plus attendue. C'est ici que s'écrit l'histoire de la course, avec des ascensions comme Arrate et Izua, qui ont décidé de nombreuses éditions. Enfin, l'étape finale vers Bergara est courte mais intense, fidèle à la tradition basque. Il n'est pas rare que le classement général se joue ici, dans une dernière ascension ou une descente abordée à la limite.
Au centre de la scène se trouve Primož Roglič .
Le Slovène est le coureur qui incarne le mieux les qualités recherchées par Itzulia : solide en contre-la-montre, explosif en montée et expert en gestion de course. Son principal rival est Juan Ayuso qui, après son abandon à Nice, devra réaliser une belle performance aux côtés de son coéquipier Mattias Skjelmose.
Mikel Landa est l'un des pilotes les plus attendus, notamment pour la dimension émotionnelle : courir sur les routes basques lui procure toujours quelque chose en plus.
Parmi les noms les plus intrigants figure Isaac Del Toro, le coureur classique capable de renverser le cours de la course par une attaque soudaine, transformant une étape apparemment maîtrisée en un tournant décisif.
Comment ne pas mentionner Paul Seixas, qui n'a plus couru depuis les Strade Bianche ? Le jeune Français tentera de briller sur cette courte course par étapes. Parmi les autres coureurs à suivre, citons Tobias Johannessen, Florian Lipowitz, Kevin Vauquelin et Christian Scaroni.
Photos de cyclisme de sprint





